Violences sexuelles dans le périscolaire : un animateur condamné à 18 mois de prison avec sursis
Pour la première fois depuis le début du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire, un animateur a été condamné vendredi 10 juillet pour des agressions sexuelles sur un enfant dont il avait la charge. L'animateur a écopé de 18 mois de prison avec sursis pour des faits commis dans un centre de loisirs à Paris entre octobre 2023 et juillet 2025, sur une petite fille qui avait alors entre 3 et 5 ans.
La petite fille avait dénoncé des attouchements au niveau du cou, du dos, du sexe et des fesses, qui ont duré jusqu'à ce qu'elle se plaignent auprès de ses parents. L'avocat de la famille, Charles Héran, s'est réjoui de cette condamnation qui intervient seulement quelques jours après la relaxe de deux autres animateurs parisiens.
"On est content que la parole de cet enfant ait été entendue. C'est une décision qui change les deux premières et qui est donc extrêmement encourageante pour la suite. On relève aussi que le président a souligné la façon dont la parole de cet enfant a été recueillie par ses parents, par les professionnels adaptés", a-t-il déclaré.
Un signal "positif" pour l'écoute de la parole de l'enfantLe tribunal correctionnel de Paris a en effet relevé "la cohérence" et la constance de la parole de la petite fille, l'opposant aux "déclarations évolutives" de l'animateur âgé de 25 ans. Autre élément qui a pesé dans sa condamnation : des photographies retrouvées dans son portable, qui montraient qu'il "y avait des contacts physiques" avec les enfants, alors même qu'il savait que c'était interdit.













