Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Assurance-vie Assurance-vie Assurance-vie Portée par la volatilité des marchés financiers, la production de produits structurés aux promesses de rendement alléchantes tourne à plein régime. Ces placements vendus à l’aide d’arguments marketing simplificateurs méritent un décryptage si l’on veut s’éviter des déconvenues. Article réservé aux abonnés Affichant des promesses de rendement annuel de l’ordre de 6 % à 12 %, selon les offres, tout en protégeant à terme le capital initialement investi, les produits structurés ont a priori toutes les raisons d’attirer les souscripteurs. Pourtant la réalité est beaucoup moins alléchante. Soucieuses de mieux cartographier ces supports d’investissement dont la collecte annuelle explose (elle a triplé depuis 2021, où elle atteignait 23 milliards d’euros), l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ont publié le 22 juin une étude sur « ces instruments financiers complexes » dans lesquels « un particulier ne devrait pas investir s’il n’est pas en mesure d’en comprendre le fonctionnement, les conditions de performance et les risques de perte ». Pire, les produits structurés, notamment pénalisés par des frais moyens de 5,83 %, ont généré « une performance en moyenne inférieure à celle des marchés sur la période 2022-2024 ». Ils « cumulent les défauts avec une apparente sécurité dont la réalité, difficile à évaluer, empêche une souscription en toute connaissance de cause », abonde Me Nicolas Lecoq-Vallon qui, avec son associée Hélène Feron-Poloni, a obtenu en avril la condamnation par le tribunal judiciaire de Paris de la fintech suisse Leonteq à verser plusieurs millions d’euros d’indemnisations à des épargnants lésés par des promesses trompeuses. N’en déplaise aux apparences, les produits structurés ne sont en effet ni simples ni miraculeux. Proposés dans le cadre de contrats d’assurance-vie et de retraite (80 % de la collecte), de plans d’épargne en actions (PEA) ou de comptes-titres classiques, ces fonds ont pour principe commun de s’engager, sous diverses conditions, à restituer, à une échéance préfixée, le capital investi (net de frais) majoré d’une performance conditionnée par l’évolution d’un sous-jacent financier (indice boursier, panier d’actions, etc.). Discours marketing simplificateur Il vous reste 64.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Produits structurés dans l’assurance-vie : attention danger
Portée par la volatilité des marchés financiers, la production de produits structurés aux promesses de rendement alléchantes tourne à plein régime. Ces placements vendus à l’aide d’arguments marketing simplificateurs méritent un décryptage si l’on veut s’éviter des déconvenues.






