Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Bourse Bourse Bourse Le succès de ces fonds indiciels cotés, qui répliquent les évolutions d’un indice boursier, ne doit faire oublier leurs dangers. Article réservé aux abonnés Liquides, simples, diversifiés avec un coût réduit. Tels sont les atouts des « ETF », sigle d’exchange-traded funds (appelés aussi « trackers »). Faciles à acheter, ces fonds n’en finissent pas de séduire les investisseurs. Entre 2021 et 2025, l’encours en Europe a presque doublé, passant de 1 333 milliards d’euros à 2 530 milliards, selon Morningstar. Accessibles par le biais d’un compte-titres, d’un plan d’épargne en actions, d’un plan d’épargne-retraite ou d’un contrat d’assurance-vie, ces fonds indiciels sont adossés à des actions, à des obligations, à des matières premières. Ces différents supports sont même déclinés sous de nombreuses thématiques (pays, secteurs, régions, etc.). Pourtant, ce type de fonds promettant une diversification maximale est sérieusement mis à mal. « Le succès grandissant des ETF participe à l’émergence de nouveaux risques pour les investisseurs », affirme David Kalfon, président de Sanso Lonchamp AM. A y regarder de plus près, les risques embarqués dans cette gestion dite « passive » (qui se borne à répliquer la performance d’un indice) se cumulent, accroissant un risque plus élevé de perte du capital. Cette situation, potentiellement critique, est pourtant mal cernée par les néophytes. Le premier est un risque de concentration. Supposés ultradiversifiés, car investis dans des centaines, voire des milliers, de titres, les ETF actions « monde » affichent finalement une concentration inédite des valeurs. Même si l’univers d’investissement d’un ETF est large en apparence, « il ressort que près de 70 % de la pondération du portefeuille du MSCI World [qui regroupe des actions de plusieurs pays développés] sont sur des valeurs américaines, majoritairement technologiques. Grâce à leur valorisation élevée, les “sept magnifiques” [Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla] pèsent assez logiquement plus de 50 % du Nasdaq, indice technologique, mais également 33 % du S&P 500, indice supposément diversifié », précise Richard Pandevant, cogérant de la gamme actions européennes d’Exane AM. Il vous reste 67.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.