Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Assurance-vie Assurance-vie Assurance-vie Depuis le début de l’année, les épargnants ont versé près de 89 milliards d’euros sur leurs contrats. Ils restent prudents en privilégiant le fonds euro, qui protège leur capital et qui a capté plus de 60 % de la collecte. Article réservé aux abonnés C’est l’enveloppe fiscale préférée des Français, qui pèse déjà 2 162 milliards d’euros et qui continue, mois après mois, de grossir. En mai, les épargnants ont encore versé 14 milliards d’euros sur leurs contrats d’assurance-vie, compensant les 10 milliards de retraits qu’ils ont effectués. Les assureurs vie peuvent ainsi se féliciter d’une collecte nette positive de 4 milliards d’euros. Ce n’est pas le premier mois qu’un tel engouement s’observe. Entre janvier et mai, les ménages ont épargné 88,5 milliards d’euros pour un peu moins de 60 milliards d’euros de retraits. Le succès de l’assurance-vie ne repose pas uniquement sur ses avantages fiscaux. La baisse du taux d’intérêt du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) joue clairement en sa faveur. Les épargnants l’utilisent comme un placement refuge : 62 % des sommes versées depuis le début de l’année ont été placées sur le fonds euros, ce compartiment qui protège l’argent investi. Le reste a été fléché vers des unités de compte (UC), qui permettent aux souscripteurs des contrats de s’exposer aux marchés financiers, telles que les actions, obligations et les produits structurés. La part des UC dans l’assurance vie ne cesse toutefois d’augmenter depuis quelques années, ce qui traduit, en partie, l’appétit des épargnants pour les marchés financiers et la recherche de performance. Mais se cache aussi derrière le résultat des pratiques commerciales des assureurs vie. Coût en légère hausse Pour garantir le capital des épargnants, le fonds euro est massivement investi en obligations d’Etat. Durant la décennie de taux d’intérêt bas (2010-2022), les obligations très rémunératrices arrivées à échéance ont dû être remplacées par de nouveaux titres au rendement proche de zéro, voire négatif, diluant la performance globale. Un contexte qui a pris les assureurs vie à la gorge, contraints par de lourdes exigences réglementaires de fonds propres. En guise de solution, ils ont cherché à transférer le risque financier aux épargnants, en les poussant vers les unités de compte. Plusieurs astuces commerciales ont été utilisées, comme un bonus au fonds euro qui est conditionné à un investissement minimum en UC. Il vous reste 36.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.