Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Livrets d'épargne Livrets d'épargne Livrets d'épargne Depuis le début de l’année, les ménages ont retiré près de 4,4 milliards d’euros. Les autres livrets d’épargne réglementée subissent aussi une désaffection. Article réservé aux abonnés Le Livret A continue d’être délaissé par les Français ! Après une décollecte nette de 490 millions d’euros en mars, il a subi 1,28 milliard d’euros de retraits de la part des épargnants en avril. Le produit phare de l’épargne réglementée (445 milliards d’euros d’encours pour 58 millions de livrets ouverts) signe un début d’année catastrophique. Depuis janvier, les Français ont retiré 4,38 milliards d’euros en cumulé. « L’année 2026 apparaît en rupture », souligne Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne. Traditionnellement, les ménages ont effectivement plutôt tendance à remplir leurs Livrets A les six premiers mois de l’année, et à piocher dedans au second semestre pour faire face à certaines dépenses (impôts, taxe foncière, etc.). Le mois d’avril a aussi été dévastateur pour les autres produits d’épargne réglementée : le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) et le Livret d’épargne populaire (LEP). Le premier a enregistré une décollecte de 250 millions d’euros, le second, une perte de 320 millions d’euros. Pour Philippe Crevel, ces reculs s’expliquent partiellement par « les opérations de régularisation effectuées par les banques » : « Entre mars et mai, elles sont amenées à fermer des LEP après transmission des données fiscales des titulaires par l’administration et vérification du respect du plafond de revenu fiscal de référence (RFR). »