Le garde des sceaux, ministre de la justice, Gérald Darmanin, lors du vote solennel sur le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 7 juillet 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Gérald Darmanin a réussi à sauver une version amaigrie de son texte, dont l’issue était encore incertaine il y a quelques semaines. Le Parlement a définitivement adopté, jeudi 9 juillet, après un ultime vote du Sénat, le projet de loi sur la justice criminelle porté par le garde des sceaux, nettement réduit après le retrait de sa mesure très décriée de plaider-coupable.

Après l’Assemblée nationale mercredi, les sénateurs ont soutenu à 232 voix contre 99 ce texte dont l’objectif affiché est de désengorger les tribunaux. Face à l’opposition de la gauche et à la fronde des avocats, le gouvernement a renoncé à plusieurs propositions, aboutissant à une copie resserrée autour de quelques mesures sur la détention provisoire, la généalogie génétique ou les compétences des cours criminelles départementales.

Le garde des sceaux, qui n’est pas venu au banc jeudi à la Chambre haute pour assister à l’adoption définitive de son projet, a assuré ces derniers jours que cette réforme constituerait « un grand pas en avant pour une justice plus rapide et plus sûre », face à des délais toujours plus longs. Les parlementaires ont néanmoins contredit très majoritairement cette analyse, constatant l’amaigrissement progressif du projet au fil des mois.