Il a notamment évoqué une augmentation du nombre d'admis aux concours enseignants.
Publié le 09/07/2026 08:24
Temps de lecture : 1min
Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, le 7 juillet 2026 à l'Assemblée nationale. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)
"Nous aurons assez de professeurs" à la rentrée 2026 a déclaré Edouard Geffray, ministre de l'Education nationale. "Après ça, c'est toujours pareil, garantir que tel ou tel professeur n'est pas absent, et bien remplacé dans les deux heures (...) ce serait mentir, que de le dire", a nuancé le ministre sur RMC. En fin de compte, "il y a eu 24 000 admis contre 16 000 l'année dernière", s'est félicité le ministre.Le manque d'enseignants, avec un nombre conséquent de postes non pourvus depuis plusieurs années, est une problématique de longue date dans l'Education nationale. En 2025, plus de 2 600 postes étaient restés vacants, selon des données compilées par l'AFP. Pour répondre à cette crise du recrutement, le ministère a réformé le système de concours afin notamment d'élargir le vivier de candidats.Le concours a été avancé cette année à la fin de la licence. Jusqu'à l'an dernier, les aspirants professeurs, dans le premier degré (écoles maternelles et primaires) comme dans le second degré (collèges et lycées) ne pouvaient passer le concours qu'après un master (bac+5). Cette année, une double session était organisée : les nouveaux concours à bac+3 ont coexisté avec les concours à bac+5. Ce système transitoire doit durer jusqu'en 2027, avant la disparition définitive du concours à bac+5 en 2028. Les admis intégreront en septembre un Master enseignement et éducation (M2E), une formation professionnalisante de deux ans, rémunérée.Par rapport à l'an dernier, "on avait 40% de places en plus, on a eu 49% de recrutements en plus", a détaillé le ministre, un écart lié au fait que le taux de réussite a augmenté. Edouard Geffray, qui s'est félicité que des académies chroniquement déficitaires en enseignants comme Créteil et Mayotte soient cette année intégralement pourvues, s'est cependant défendu de l'idée que le concours ait été "bradé". "Globalement les moyennes obtenues dans toutes les épreuves ont augmenté", a-t-il assuré.








