Pour répondre à la crise du recrutement qui touche l'Education nationale depuis plusieurs années, le concours a été avancé cette année à la fin de la licence.
Publié le 01/07/2026 11:34
Temps de lecture : 1min
Le ministre de l'Education, Edouard Geffray, répond aux questions au gouvernement lors d'une séance à l'Assemblée nationale, à Paris, le 30 juin 2026. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
Il cite "une bonne nouvelle." Selon le ministre de l'Education, Edouard Geffray, le nombre de postes d'enseignants non pourvus est en forte réduction cette année, à l'issue des concours de recrutement, a-t-il affirmé dans un entretien à La Montagne, mercredi 1er juillet. "Cette année, pour la première fois, nous avons fortement réduit le nombre de postes non pourvus. (...) La courbe est en train de s’inverser." Dans l'académie de Créteil, "en tension depuis des années", "pour la première fois cette année, le concours y a fait le plein de professeurs des écoles", a-t-il notamment cité.Pour répondre à la crise du recrutement qui touche l'Education nationale depuis plusieurs années, le concours a été avancé cette année à la fin de la licence, une réforme destinée à élargir le vivier de candidats. Jusqu'à l'an dernier, les aspirants professeurs ne pouvaient passer le concours qu'après un master (bac+5). Cette année, une double session était donc organisée : les nouveaux concours à bac+3 ont coexisté avec les concours à bac+5. Ce système transitoire doit durer jusqu'en 2027, avant la disparition définitive du concours à bac+5 en 2028.Les admis de licence intégreront en septembre un Master enseignement et éducation, une formation professionnalisante de deux ans, rémunérée. "L'entrée dans le métier est ainsi beaucoup plus progressive et sécurisée. Cela participe clairement à l'attractivité", a souligné Edouard Geffray. "On est en train de remonter la pente. L'objectif est de reconstruire une véritable filière", a-t-il assuré. En 2025, plus de 2 600 postes étaient restés vacants.






