Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Poésie étrangère Poésie étrangère Poésie étrangère La poète, morte en 2019, célébrée depuis longtemps aux Etats-Unis, est pratiquement inconnue en France. Ce recueil de 1984, Prix Pulitzer, découvre sa poésie dans sa maturité. Article réservé aux abonnés « Amérique primitive » (American Primitive), de Mary Oliver, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Thierry Gillybœuf et Cécile A. Holdban, Poesis, 128 p., 12 €. Son évidente présence, l’arbre qui domine au milieu de la forêt – et personne ne le voyait, personne n’en parlait ou presque de ce côté-ci de l’Atlantique. Mary Oliver (1935-2019) était jusqu’ici, jusqu’à ce recueil publié par les éditions Poesis, une anomalie de traduction : probablement la poète la plus lue aux Etats-Unis depuis un demi-siècle, lauréate d’un prix Pulitzer de la poésie dès 1984, auréolée de ventes considérables, étudiée dans les écoles et les universités, quasi inconnue en France. Populaire au sens entier du terme, comme Robert Frost (1874-1963) en son temps, elle a été lue, elle est lue dans des foyers où l’on ne lit pas d’autre poète. Elle fait partie du paysage, dirait-on en pesant ses mots. « Quand pendent les mûresgénéreuses dans les bois, dans les roncesqui n’appartiennent à personne, je passe toute la journée dans les hautesbranches, allongeantmes bras éraflés, sans penser à rien, en pressantle miel noir de l’étédans ma bouche » Il vous reste 70.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Amérique primitive » est un magnifique recueil de la poète américaine Mary Oliver, empli de ferveur et de silence devant la nature
La poète, morte en 2019, célébrée depuis longtemps aux Etats-Unis, est pratiquement inconnue en France. Ce recueil de 1984, Prix Pulitzer, découvre sa poésie dans sa maturité.






