Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Artistes en leur jardin L’épisode 6 sera disponible prochainement. Artistes en leur jardin L’épisode 6 sera disponible prochainement. « Artistes en leur jardin » (5/6). Dans l’Indre, l’autrice, morte il y a 150 ans, a fait de son lieu d’enfance, omniprésent dans ses livres, une oasis et une métaphore de son œuvre, entre naturel et maîtrise, goût de la collecte et respect du vivant. Article réservé aux abonnés « Mes romans sont des pages d’herbier et s’ils vous plaisent, j’en suis heureuse et fière », écrit George Sand dans une lettre à Victor Hugo, en 1862. A Nohant-Vic (Indre), où elle grandit et vécut la majeure partie de sa vie, le jardin de l’autrice s’offre comme un vaste répertoire pour son art poétique, avec ses 6 hectares plantés d’arbres majestueux, ses fleurs des champs et ses graminées sauvages. Tout ici renvoie à son œuvre, tant la vie et l’écriture se sont mêlées, chez cette artiste qui ne devrait plus jamais être réduite au cliché de la « bonne dame de Nohant ». Mais plutôt être reconnue comme une utopiste mettant ses idées en actes, une écologiste avant l’heure, une cheffe d’exploitation assurant l’autonomie d’un groupe composé par la famille, la domesticité et les amis de passage. Et, bien sûr, une écrivaine, sommée de produire pour entretenir tout ce beau monde. « Nohant a nourri l’œuvre et a pesé sur elle, écrit l’historienne Michelle Perrot dans son beau livre George Sand à Nohant (Seuil, 2018). Refuge, retrait, Nohant est une oasis qui permet de se retrancher d’une mondanité dont elle connaît les ravages, et de créer. » Le jardin tel qu’on peut le découvrir aujourd’hui se présente comme ordonné et fou à la fois. « Le plan que l’on suit depuis quelques années pour restaurer le jardin au plus près du sien s’appuie totalement sur ses écrits, nombreux, le concernant, qui permettent ainsi d’en avoir une idée précise, explique Benjamin Aubourg, jardinier en chef du domaine. Le jardin et l’écriture ne sont pas dissociables, comme on le montre dans les nombreux textes qui parsèment la visite du parc. » Il vous reste 73.41% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.