L’hôtel de ville paraît un décor plutôt inusité pour une comédie estivale. Le sujet de la politique municipale est pourtant dans l’air du temps, constate Stéphan Allard, auteur et metteur en scène de Bienvenue à Saint-Déclin, créée au Théâtre des Hirondelles. C’est grâce à Marcel Leboeuf, avec qui il partageait la scène dans La cage aux folles en 2024, que lui est venue l’idée d’écrire ce texte. Le comédien était conseiller municipal à Mont-Saint-Hilaire. « Dans les loges, il nous racontait toutes sortes d’anecdotes sur le conseil municipal, et à quel point les citoyens s’y pointaient pour débattre de sujets que personne n’attendait, explique Allard. Alors je me disais qu’il y avait peut-être quelque chose à aller gratter là. »Et il poussait constamment son ami Marcel à se présenter comme maire. Celui-ci répondait qu’il n’en serait pas capable. « Alors je lui ai écrit le rôle du maire pour qu’il touche à cet univers-là. » Même s’il précise que sa pièce, une comédie empruntant une facture un peu bédéesque, ne « parle pas tant de politique », les connaissances de son interprète ont guidé l’auteur pour certains éléments du récit. Notamment la proximité entre les citoyens et les élus. « Marcel racontait que certains, à qui il avait donné son numéro de cellulaire, l’appelaient directement pour jaser de trucs très concrets : de bouts de trottoir et de déchets qui n’avaient pas été enlevés… »
Quand la politique municipale fait rire… sans cynisme
Deux créations québécoises, «Bienvenue à Saint-Déclin» et «Monsieur le Maire», portent sur scène des maires de petite ville.










