Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival d'Avignon Festival d'Avignon Festival d'Avignon Laurent Rochut, chargé du spectacle vivant et de l’éducation, également patron d’une des plus grosses structures du Festival « off », rêve de transformer la ville en une pépinière industrielle du théâtre contemporain. Article réservé aux abonnés On le regarde s’enflammer : « Avignon pourrait devenir une sorte de Cinecittà du théâtre… Créer un écosystème de la création d’arts vivants, avec une ressourcerie de décors, des résidences, un accompagnement des compagnies. Plus de lieux aidés, moins de lieux d’héritiers… » A 59 ans, jovial et énergique, Laurent Rochut, l’adjoint chargé du spectacle vivant et de l’éducation du nouveau maire (Les Républicains, LR) d’Avignon, Olivier Galzi, est un personnage étonnant. Membre dans ses jeunes années de l’équipe de L’Idiot international de Jean-Edern Hallier (le gamin de Nogent-sur-Marne, en banlieue parisienne, y restera trois ans, se faisant des amis dans ce réseau d’anarchistes de droite – « un apprentissage des grands fauves des lettres, les hussards, c’est ma famille »), il est aussi le dernier aficionado de Philippe Séguin et de son gaullisme social. Instituteur, auteur d’un roman (Peine perdue, Phébus, 2006), éditeur de magazines (Côté môme), metteur en scène d’une troupe amateur (Deus ex fabula) avec laquelle il s’est lui-même frotté aux tréteaux du « off », il est surtout devenu, avec La Factory, l’un des plus gros promoteurs de spectacles au sein de ce festival devenu un passage quasiment obligé pour les compagnies. Il vous reste 78.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.