Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Lettres de Lettres de Lettres de Héritières des « hatago » historiques, ces auberges vantent une culture d’accueil et de service uniques. Elles s’adaptent aux demandes des touristes occidentaux, avec le risque de s’éloigner de leur promesse initiale. Article réservé aux abonnés LETTRE DE SUBASHIRI Randonnée sur le mont Fuji, piquage de riz à la main selon les méthodes ancestrales des agriculteurs locaux, visite du temple Fujisan Hongu Sengen Taisha, à Fujinomiya, dédié à la déesse Konohana-sakuya-hime, symbole de la beauté éphémère des fleurs de cerisier et figure tutélaire des volcans… Cette offre était réservée, fin mai, aux clients du Gora Kadan Fuji, un écrin de luxe situé à Subashiri, dans le département de Shizuoka, sur les contreforts du volcan sacré. L’établissement, inauguré en 2025, reflète une évolution du concept de « ryokan » et la volonté de répondre à la demande de touristes étrangers toujours plus nombreux et friands de séjours dans les auberges traditionnelles japonaises. Les ryokan sont les héritiers des « hatago », ces auberges installées à chaque étape des grandes voies de communication au temps d’Edo (1603-1868), période qui a précédé l’ouverture et la modernisation de l’Archipel. Souvent agrémentés d’« onsen », des sources d’eau chaude, ils sont réputés véhiculer une culture d’accueil et de service unique, incarnée dans l’« omotenashi », qui suppose de prendre soin avec cœur de l’invité. Il vous reste 76.07% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.