Les façade de panneaux publicitaires pour des « clubs d’hôtes » dans le quartier de Kabukicho, à Tokyo, le 5 février 2025. YUICHI YAMAZAKI / AFP

Leur look soigné et leur petite gueule d’amour n’ont pas suffi pour amadouer le Parlement japonais. Décidé à sévir contre les « hosts », qui abusent de leurs charmes pour ruiner des jeunes femmes, le législateur nippon leur a interdit, mardi 20 mai, de pousser les clientes à consommer à crédit des boissons et de la nourriture dans les « host clubs ». La note s’allongeant, elles s’endettent. Pour rembourser, certaines doivent alors se prostituer ou jouer dans des films pornographiques.

Toute infraction peut désormais mener le « gigolo » coupable en prison pour six mois. Les gérants des clubs encourent six ans de détention et les sociétés exploitantes jusqu’à 300 millions de yens (1,8 million d’euros) d’amende. Selon la chaîne publique NHK, la police a traité 2 776 affaires de prostitution liée aux « host clubs » en 2024, un chiffre en forte hausse et représentant 40 % des affaires de prostitution.

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