Près de la moitié des Canadiens de la génération Z disent vouloir changer d’emploi, révèle un sondage de Randstad publié mardi. Pour les retenir, les employeurs devraient mettre l’accent sur la rémunération et l’équilibre entre le travail et la vie personnelle, soutient l’entreprise de services en ressources humaines.Toutes générations confondues, ce sont 33 % des 3594 adultes canadiens consultés en début d’année qui ont indiqué vouloir changer d’emploi, que ce soit au sein même de leur organisation ou à l’externe. La proportion grimpe à 42 % chez les personnes nées en 1997 et 2012.Près du quart de l’ensemble des répondants (23 %) envisagent quant à eux de quitter leur poste pour aller travailler auprès d’un autre employeur.« Ce n’est pas exceptionnel par rapport aux années précédentes, même qu’on voit une légère diminution », observe André Perron, directeur principal des relations clients chez Randstad Canada. Ce ne sont d’ailleurs pas toutes les intentions de quitter leur poste qui se concrétisent, précise-t-il.Argent et vie personnelleLes principaux motifs de départ évoqués par les employés sondés sont une rémunération trop faible (48 %), le désir d’améliorer l’équilibre entre le travail et la vie personnelle (40 %), et le manque d’opportunité d’évolution de carrière (34 %).Ces raisons varient en fonction de l’âge. Les baby-boomers envisagent surtout de changer d’emploi en raison d’une faible rémunération, d’un environnement de travail négatif et d’une crainte de réductions d’effectifs, tandis que les plus jeunes pointent davantage du doigt une croissance de carrière limitée pour justifier leur départ.« [Les employés de la génération Z] ont besoin de sentir qu’il y a un plan clair pour leur progression, qu’ils vont être capables d’évoluer dans l’entreprise, de relever des défis, qu’ils vont participer activement à la mission de l’entreprise et ne pas juste être des exécutants », explique M. Perron.Le télétravail est un des avantages privilégiés par les travailleurs quand il est question d’équilibre entre le travail et la vie personnelle. En 2026, 14 % des répondants travaillent uniquement à distance et 27 % le font partiellement. Ces proportions sont plutôt stables depuis quatre ans, mais demeurent nettement moins qu’en 2021, alors que 55 % des travailleurs travaillaient à la maison au moins une partie du temps.