Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Analyse Sylvie Lecherbonnier journaliste au service Société Violaine Morin journaliste au service Société Eléa Pommiers journaliste au service Société Face à la dilution des responsabilités concernant le bâti scolaire depuis la mise en œuvre de la décentralisation, parents et enseignants ont exprimé le besoin d’une stratégie ministérielle. Publié le 06 juillet 2026 à 13h00, modifié le 06 juillet 2026 à 13h52 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés La canicule qui a touché la France, du mercredi 17 au dimanche 28 juin, impose une réalité qu’il n’est plus possible d’éluder : pour l’école aussi, l’inaction climatique a un coût. Et il est de plus en plus élevé. Au cours de ce nouvel épisode caniculaire, jusqu’à 13 500 établissements scolaires ont dû fermer leurs portes ou aménager leurs horaires. Au sein de ceux qui sont restés ouverts, les enfants et les adultes ont souffert des effets d’une chaleur souvent écrasante, révélant le dénuement des équipes et l’incurie des réponses politiques. Dans de multiples territoires, la débrouillardise a prévalu. Des parents et des enseignants ont eux-mêmes acheté et collé des couvertures de survie aux fenêtres sans volets. Des enfants de primaire ont assisté à des débats entre professeurs pour décider la répartition des ventilateurs, en nombre insuffisant pour toutes les classes. Des oraux du baccalauréat ont été reportés, ou se sont déroulés dans des sous-sols de lycées, voire dans un parking souterrain. Ces situations indigentes naissent d’une situation bien connue : l’inadaptation de l’immense majorité des bâtiments scolaires aux vagues de chaleur, de plus en plus précoces, fréquentes et intenses du fait du réchauffement climatique. Un chantier aussi fondamental que titanesque pour assurer des conditions d’apprentissage et de travail pour 12 millions d’élèves et 1,2 million de personnels, et au sujet duquel les autorités publiques se renvoient la responsabilité. Il vous reste 74.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Canicule : à l’école, l’urgence climatique appelle une politique nationale
ANALYSE. Face à la dilution des responsabilités concernant le bâti scolaire depuis la mise en œuvre de la décentralisation, parents et enseignants ont exprimé le besoin d’une stratégie ministérielle.









