Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Tribune Damien Berthilier Président du cabinet Territoire éducatif Au-delà de la nécessaire rénovation du bâti, le calendrier scolaire doit être revu à l’échelle nationale et locale, ce qui engage l’organisation de la société dans son ensemble, soutient, dans une tribune au « Monde », Damien Berthilier, président du cabinet Territoire éducatif. Publié aujourd’hui à 19h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Depuis quelques années, nous expérimentons des canicules précoces qui conduisent à repenser les modalités de classe, au mois de juin en particulier. Ces derniers jours, la situation a atteint des niveaux qui ont mis en grande tension l’école et ses acteurs, avec un certain nombre de fermetures totales ou partielles d’établissements non programmées et peu coordonnées entre l’éducation nationale et les collectivités. Il faut pourtant prendre le temps de la réflexion pour penser l’après, car le risque est grand de continuer comme avant une fois l’année scolaire terminée. Il serait tentant de remettre en cause le maintien de l’école au mois de juin et d’allonger les vacances d’été, comme le font déjà d’autres pays européens. Cependant, cela se heurte à plusieurs éléments contradictoires. D’abord, la convention citoyenne sur les temps de l’enfant [lancée en juin 2025] s’était penchée sur le sujet des vacances, et ses préconisations, bien qu’elles n’aient pas fait l’objet d’un consensus, n’allaient pas dans le sens d’un allongement de la pause estivale. D’autant que la demande initiale du président de la République [Emmanuel Macron] était plutôt de réduire la durée des congés estivaux, pour étaler davantage le temps de classe dans l’année. Ensuite, nous savons que l’année 2026 sera dans la fourchette basse des épisodes caniculaires des prochaines décennies. Fermer les écoles en juin conduirait à s’interroger, à court terme, sur les mois de mai et de septembre, voire davantage un jour prochain. Enfin, fermer les écoles pour laisser les enfants toute la journée dans des logements passoires ou des accueils de loisirs mal aménagés ne ferait que déplacer le problème, en accentuant encore un peu plus les inégalités sociales. Il faut donc chercher une autre voie qui permettrait de renverser la posture : adapter l’école et ses rythmes aux nouvelles contraintes climatiques, et non plus tenir des positions de principe qui ne résistent pas à la réalité. Il vous reste 65.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.