L’Orchestre de l’Agora et son chef, Nicolas Ellis, ont ouvert samedi le Festival de Lanaudière à l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay avec la quatrième édition du « Gala de la Terre », projet cher au cœur de ce jeune orchestre et de nombreux mécènes. Le Festival lui donne une somptueuse vitrine tout en s’assurant d’une solide proposition musicale. Le but est hautement louable, mais est-il vraiment de circonstance ?Depuis ses débuts, sans compter le fait que la présence magnétique du surdoué Nicolas Ellis permet à de jeunes musiciens d’avoir des contrats et de se surpasser collectivement, l’existence de l’Orchestre de l’Agora a été liée à la défense de causes.La quintessence de cette « écologie éthique » est incarnée par le « Gala de la Terre », prestation artistique permettant de soutenir des causes environnementales au Québec. Depuis 2020, l’initiative a permis de verser plus de 500 000 $ à six organismes.CohérenceLa cause soutenue en 2026 est le projet « Le Saint-Laurent » de l’organisme Conservation de la nature Canada, qui vise à préserver et à restaurer les terres le long du fleuve. Le festival, lui-même, a reversé à l’organisme 5 $ par billet vendu.C’était la seconde très grosse vitrine pour le tandem Agora-Ellis à Lanaudière. Xavier Roy, l’ancien directeur général du Festival, précédemment directeur général de l’orchestre, avait facilité cette connexion.