Publié le 05 juillet 2026 à 17:36. / Modifié le 05 juillet 2026 à 18:14.

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C’est l’histoire d’un tour de passe-passe, dans lequel ce n’est pas un lapin blanc qui disparaît dans le chapeau du prestidigitateur, mais rien de moins que 6 millions d’actions du groupe Hermès, qui vaudraient près de 10 milliards de francs au cours actuel de bourse.En guise de baguette magique pour opérer pareil escamotage: des attestations de la banque privée genevoise Lombard Odier, sur lesquelles ont été réalisés des certificats notariés. Ces nouvelles révélations dans l’affaire Hermès-LVMH sont apportées par Le Matin Dimanche, qui a eu accès à des documents bancaires confidentiels.Pour comprendre, il faut se rappeler comment a débuté cette histoire, qualifiée de «casse du siècle» par Libération. Tout commence en 1998, lorsque le genevois Eric Freymond devient gestionnaire de fortune pour Nicolas Puech, arrière-petit-fils du fondateur du groupe Hermès. Ce dernier a hérité en 1996 d’actions de sa mère. En 1999, il devient même, avec quelque 5,7% du capital de la marque de luxe, le premier actionnaire individuel de la maison. Un statut d’homme-clé qui, forcément, attire les convoitises.

Le plan secret de LVMH