Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde des religions Le Monde des religions Essais anthropologie Essais anthropologie Essais anthropologie Loups-garous, elfes, ogres… A mi-chemin du roman et du mythe, le conte constitue un espace où cohabitent la société humaine et d’innombrables créatures tirées de son imaginaire, explique, dans un entretien au « Monde », le directeur de recherche émérite au CNRS, qui a dirigé un monumental « Dictionnaire critique des contes ». Article réservé aux abonnés Huit ans de travail, 84 spécialistes, 397 notices, un millier de pages : le Dictionnaire critique des contes (CNRS Editions, 1 094 pages, 45 euros), dirigé par l’anthropologue Jean-Loïc Le Quellec, s’impose comme un outil incontournable pour qui veut se plonger dans l’univers fascinant de ces récits si particuliers, qui partagent autant de racines avec des formes archaïques de narration – mythes comme légendes – qu’avec le genre phare de la littérature moderne qu’est le roman. Ce directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de la préhistoire et des mythes, décortique la spécificité des contes et la manière dont ils expriment les angoisses humaines pour mieux les prendre en charge. En quoi les contes intéressent-ils le spécialiste des mythes que vous êtes ? J’appréhende ce Dictionnaire critique des contes comme un complément au Dictionnaire critique de mythologie, coécrit avec Bernard Sergent, en 2017 (CNRS Editions). Il était avant tout un vieux rêve de l’éditeur du premier projet. J’ai été rapidement intéressé, car c’était un moyen de poursuivre le Dictionnaire critique de mythologie, qui avait subi de sévères coupes, puisque nous avions projeté trois volumes qui ont dû être réduits à un seul. Ce Dictionnaire critique des contes, issu d’un travail collectif qui a pris huit ans, apparaît donc comme une sorte de deuxième tome, car les notions de mythe et de conte sont poreuses entre elles. Par exemple, nous n’avons pas fait d’entrée sur les « archétypes », car elle figurait déjà dans le premier ouvrage. Il vous reste 86.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.