Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Pape Pape Pape Treize ans après son prédécesseur, François, le pape s’est rendu, samedi, sur la petite île italienne devenue le symbole du drame des migrants morts en tentant de traverser la Méditerranée. Pour le pontife américain, le choix de venir à Lampedusa le jour où les Etats-Unis de Donald Trump célèbrent les 250 ans de leur indépendance était déjà un message. Article réservé aux abonnés Lentement, dans le vent qui balayait sa soutane blanche, Léon XIV a posé la main sur la paroi de la « Porte de l’Europe », un monument de céramique et de fer situé sur un promontoire rocheux dans le sud de l’île de Lampedusa. Le pape a fixé l’horizon, sur cette Méditerranée par laquelle transitent ceux qui cherchent une vie meilleure et posent le pied ici, pour la première fois, sur le Vieux Continent. Quelques minutes plus tôt, le souverain pontife avait salué quelques migrants, parmi lesquels Leonardo Derek Montana, 11 ans, un jeune Ghanéen arrivé sur l’île en 2016, adopté par une famille italienne et qui a offert au pape son ballon de football. « Il y en a d’autres qui ne sont pas arrivés comme nous », raconte Rita (certaines personnes interrogées n’ont pas voulu donner leur nom de famille), présente également aux côtés du pape. « On veut que la masse des morts en mer s’arrête, pour que tout le monde passe par la porte », précise cette Ivoirienne, secourue ici en 2021 et qui vit désormais en Sicile, avec son mari et ses deux enfants. Samedi 4 juillet, cette visite papale sur la petite île italienne a d’abord été celle des symboles. Pour Léon XIV, né à Chicago (Illinois), choisir de venir à Lampedusa en ce jour où les Etats-Unis de Donald Trump célèbrent les 250 ans de leur indépendance était déjà un message. Dès son arrivée sur l’île, c’est au cimetière que le pape s’est rendu pour un moment de recueillement, déposant une couronne de fleurs devant les tombes de migrants disparus en mer. Certains n’ont pas de nom, mais un espace réservé pour se recueillir après leur odyssée meurtrière. Il vous reste 79.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.