Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival d'Avignon Festival d'Avignon Festival d'Avignon Catastrophes intimes ou collectives, pollution, guerre : cette édition accueille plusieurs dramaturges inquiets face aux tragédies contemporaines. Article réservé aux abonnés Rébecca Chaillon a peur. De retour au Festival d’Avignon, trois ans après y avoir créé Carte noire nommée désir, l’autrice et performeuse n’a pas oublié les agressions racistes subies en 2023, lorsqu’elle avait été harcelée et menacée après la diffusion en ligne d’une photo de son spectacle la montrant en nounou noire promenant des poupons en plastique embrochés. « J’ai compris que ce n’était pas parce que les gens étaient amateurs de culture qu’ils étaient pour autant antiracistes ou antisexistes », dit-elle. Le temps a passé. Pas son angoisse qui, elle, a décuplé : « Les violences policières, les catastrophes naturelles, les discriminations, la grossophobie que j’ingurgite au quotidien… je me sens submergée. » A Avignon, cet été, les dystopies ne seront pas d’actualité. Inutile de projeter le public dans l’avenir. Le futur est devenu le présent. Ce présent anxiogène, lesté par le poids d’un passé coupable, s’éprouve en temps réel. Hier, aujourd’hui, demain : les temporalités se sont amalgamées pour former un chaos que tentent de décrypter la plupart des spectacles programmés. Il vous reste 92.07% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.