Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Musiques Musiques Musiques Mis en scène par Barrie Kosky et dirigé par Klaus Mäkelä à la tête de l’Orchestre de Paris, le chef-d’œuvre de Richard Strauss est programmé jusqu’au mercredi 15 juillet. Article réservé aux abonnés C’est un Grand Théâtre de Provence debout, scandant son bonheur et sa reconnaissance jusqu’après le baisser final du rideau, qui a accueilli, avec La Femme sans ombre, du compositeur allemand Richard Strauss (1864-1949), la deuxième des productions lyriques proposées par le festival d’Aix-en-Provence. L’une de ces soirées providentielles qui s’inscrivent dans la mémoire à mesure qu’elles se déroulent. Rien ne surpasse l’opéra lorsque les planètes qui gravitent dans sa galaxie sont alignées. Cela a été le cas, vendredi 3 juillet. Dans la fosse, le chef d’orchestre finlandais Klaus Mäkelä a déchaîné une déflagration dans le grave des vents et des percussions. Des fusées de flûtes et de célesta ont suivi, tandis que, sur le plateau nu, une femme effrayante, vêtue de noir, se balançait sur un rocking-chair. Créée au lendemain de la première guerre mondiale, après une longue période de gestation, La Femme sans ombre est l’ouvrage le plus complexe jamais imaginé par les plumes conjointes de Richard Strauss et de son librettiste, Hugo von Hofmannsthal (1874-1929). En cette période de violence et de confusion, de trouble et de perte de repères, les deux hommes en appellent à La Flûte enchantée, de Mozart (1756-1791), dont ils épousent la finalité humaniste et les dualités : mondes de l’esprit et de la chair, fantastique et réalisme, mythe et psychologie, féminin et masculin, satire et drame psychologique. Il vous reste 69.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.