Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Matières premières Matières premières Matières premières Chronique Laurence Girard Journaliste au service Economie Avec l’annonce de discussions sur un accord de trêve entre les Etats-Unis et l’Iran et le début d’une réouverture du détroit d’Ormuz, le prix du métal aux multiples usages industriels se replie, analyse Laurence Girard, journaliste au service Economie du « Monde ». Publié aujourd’hui à 10h30 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Mi-avril, le cours de l’aluminium planait vers des sommets à près de 3 672 dollars (3 210 euros) la tonne. Le métal argenté était propulsé par le conflit au Moyen-Orient et la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz qui en a découlé. En effet, cette région compte, à elle seule, pour près de 9 % de la production mondiale d’aluminium estimée à 74 millions de tonnes, et pèse encore plus en matière d’offre transportée par voie maritime. Or, des installations de production ont été endommagées par les bombardements. Sachant que la Chine est, une fois de plus, le poids lourd du secteur avec 60 % de la production mondiale. Ces données ont enfiévré les salles de marché et les cours de l’aluminium se sont envolés. Ils ont même dépassé la barre des 4 000 dollars la tonne fin mai sur le London Metal Exchange à Londres. Ils étaient également portés par la flambée des prix du pétrole et du gaz, la fabrication de l’aluminium était gourmande en énergie. Mais avec l’annonce de discussions d’un accord de trêve entre les Etats-Unis et l’Iran et le début d’une réouverture du détroit d’Ormuz, le vent a tourné. Le métal léger a fait un vol plané et son prix s’est replié. Vendredi 3 juillet, la tonne d’aluminium se négociait à près de 3 384 dollars, signant un recul de 16 % sur un mois et retrouvant son niveau de prix d’avant-conflit. Une chute entraînée également par le plongeon du baril de brent qui a dégringolé, pour sa part, de 27 % en un mois. Sa cotation est passée de 100 à 71 dollars sur cette période. « Beaucoup d’incertitudes » « En début d’année, nous avions estimé le prix moyen du baril de brent à 58 dollars sur l’ensemble de l’année. Peut-être que cette prévision sera valable en janvier 2027 », réagit Philippe Chalmin, professeur émérite d’histoire économique à l’université Paris-Dauphine et codirecteur du cercle CyclOpe, observatoire des matières premières, qui se livre chaque année au délicat exercice du bilan et des prévisions. Il ajoute : « Il n’y a pas de tension actuellement sur la production d’aluminium », tout en précisant qu’« il reste beaucoup d’incertitudes autour de la situation géopolitique ». Il vous reste 18.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Après le conflit au Moyen-Orient, l’aluminium va revenir très vite au premier plan des préoccupations »
CHRONIQUE. Avec l’annonce de discussions sur un accord de trêve entre les Etats-Unis et l’Iran et le début d’une réouverture du détroit d’Ormuz, le prix du métal aux multiples usages industriels se replie, analyse Laurence Girard, journaliste au service Economie du « Monde ».







