Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Chronique Isabelle Chaperon Chroniqueuse au service Economie Près d’un quart de l’aluminium primaire produit dans le monde en dehors de Chine provient du Moyen-Orient, dont les infrastructures ont été durablement endommagées. Le rachat d’Aluminium Dunkerque par Aluminium Bahrain, conclu mardi, représente donc un coup de maître, constate Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ». Publié aujourd’hui à 11h17 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Pétrole, gaz naturel, soufre, sucre, engrais azotés… La liste des marchés perturbés par le blocage du détroit d’Ormuz est longue. Selon le rapport « Cyclope » – la bible annuelle de l’étain, du riz ou du charbon –, publié mardi 2 juin, si l’on met de côté les cours de l’énergie (et ceux de l’huile de soja), c’est l’aluminium qui a connu l’impact le plus significatif sur son prix depuis l’attaque américano-israélienne en Iran, avec une hausse de 10 % en moyenne entre février et mars. « On va avoir un problème sur l’aluminium », métal classé par l’OTAN comme étant « en risque d’approvisionnement extrêmement élevé », s’inquiète Yves Jégourel, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, qui a codirigé le rapport avec l’économiste Philippe Chalmin. La raison ? Selon les analystes d’UBS, 23 % de l’aluminium primaire produit dans le monde en dehors de Chine provient du Moyen-Orient. Ces lingots ne peuvent plus s’écouler sur les marchés mondiaux. Pire, d’importantes fonderies à Bahreïn ou en Arabie saoudite ont été endommagées, et il faudra des mois, voire des années, avant qu’elles ne retrouvent leur pleine capacité. Dès lors, même si la demande des industriels de l’automobile, du transport ou de l’emballage promet d’être moins forte qu’attendu, du fait du choc énergétique, elle excède largement l’offre. D’où une hausse des prix qui risque de durer. Il vous reste 48.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.