Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag On ne l'avait pas vu venir On ne l'avait pas vu venir On ne l'avait pas vu venir Chronique Guillemette Faure Dans sa chronique, Guillemette Faure met en lumière les transformations invisibles de notre époque. Cette semaine, la présence de la progéniture des salariés dans leur entreprise. Publié aujourd’hui à 10h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, l’a promis : il n’installera ni climatiseur ni ventilateur dans son bureau tant que tout le monde n’en aura pas. Plutôt qu’un raisonnement de type « s’il n’y en a pas pour tout le monde, il n’y en a pour personne », le ministre aurait pu adopter la ligne « s’il y en a pour un, il y en a pour tous » et laisser les enfants du ministère venir se rafraîchir au ministère. C’est arrivé près de chez nous Cela a commencé sur la pointe des pieds. Un gamin aperçu au détour d’un open space, comme on en voit les jours de grève, un peu planqué, telle une valise à roulettes avant de partir en vacances. La canicule s’installant, les bureaux climatisés se sont transformés en refuges thermiques pour les élèves d’écoles devenues fournaises. Progressivement, on s’est habitué au spectacle de ces marmots traversant les espaces de travail en demandant à leurs parents : « C’est ici qu’il faut pas faire de bruit ? » L’ensemble gagnant en organisation, on a vu apparaître sur LinkedIn des messages de structures habituellement spécialisées dans les Noël d’entreprise et autres « journées enfants » (« Nous gérons ce type de situation, grève ou canicule, nous pouvons déployer des équipes pour prendre soin de vos enfants afin qu’ils profitent de la fraîcheur des bureaux ! »), tandis que des employeurs y expliquaient que les ados de leurs équipes pouvaient venir réviser leur brevet ou leur bac sous leur air conditionné. Il vous reste 65.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Pendant la canicule, les enfants au bureau : « J’ai aussi demandé pour mon chat. On m’a dit oui »
CHRONIQUE. Dans sa chronique, Guillemette Faure met en lumière les transformations invisibles de notre époque. Cette semaine, la présence de la progéniture des salariés dans leur entreprise.









