Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Chronique Isabelle Chaperon Chroniqueuse au service Economie du « Monde » Depuis plusieurs mois, le financier Michael Burry, connu pour avoir anticipé la crise des subprimes, alerte sur la surchauffe boursière liée à l’intelligence artificielle. Jusqu’ici, cette « Cassandre » était encore peu entendue, constate Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ». Publié aujourd’hui à 11h30, modifié à 14h35 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Pas facile de se battre contre le marché. Dans son livre Le Casse du siècle (The Big Short : Inside the Doomsday Machine), Michael Lewis raconte comment une poignée de financiers, un peu obsessionnels, ont repéré, dès 2005, les germes d’une crise majeure se préparant sur le marché du crédit immobilier américain. Parmi eux, Michael Burry est réputé avoir gagné 800 millions de dollars (700 millions d’euros) quand la crise des subprimes a éclaté en 2007. Cette fois, le financier parie contre la bulle de l’intelligence artificielle (IA). Et le fait savoir. Le financier a exposé, mardi 30 juin, dans un post sur Substack, qu’il joue plusieurs valeurs à la baisse – Tesla, Nvidia et Caterpillar – ainsi qu’un fonds indiciel spécialisé sur les semi-conducteurs. Alors que les actions de la tech étaient chahutées ces dernières semaines à Wall Street, Michael Burry n’a pas été convaincu par le rebond boursier ayant suivi l’annonce d’un plan massif d’investissement de 450 milliards d’euros lancé par les géants des puces coréens, Samsung et SK Hynix. « J’y vois le début de la fin », a-t-il écrit sur ses pages intitulées « Cassandre libérée ». En novembre, déjà, le financier avait alerté sur le mode de financement circulaire de l’IA, où Nvidia participe aux levées de fonds d’Open AI, CoreWeave et consorts pour que ces derniers lui achètent des puces. Un schéma lui rappelant celui ayant prévalu au moment de la bulle Internet de 2000. La blague qui courait alors : comment vendre son chien 1 million de dollars ? En l’échangeant contre deux chats à 500 000. Il vous reste 41.97% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Le fait qu’un vendeur de pioches soit porté aux nues est-il le signal que la ruée vers l’or de l’IA est devenue irrationnelle ? »
CHRONIQUE. Depuis plusieurs mois, le financier Michael Burry, connu pour avoir anticipé la crise des subprimes, alerte sur la surchauffe boursière liée à l’intelligence artificielle. Jusqu’ici, cette « Cassandre » était encore peu entendue, constate Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ».







