Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle Éditorial Joël Morio Après quelques sueurs froides au sujet d’un possible éclatement de la bulle IA, force est de constater que le secteur de l’intelligence artificielle résiste, pour l’instant, aux pronostics les plus pessimistes. Publié aujourd’hui à 08h00, modifié à 12h37 Temps de Lecture 1 min. Bulle ou pas bulle, le débat autour des valorisations des actions plus ou moins liées à l’intelligence artificielle (IA) continue de faire rage. La hausse de la Bourse américaine, qui donne le « la » aux autres marchés, est essentiellement portée par les valeurs de ce secteur, ce qui, pour certains observateurs, les conforte dans l’idée que le second semestre ne sera pas aussi positif que le premier. « Pendant près de deux ans, les marchés ont fonctionné sur une logique simple : capter l’exposition à l’IA, coûte que coûte. Cette période a nourri une forme de bulle d’investissement, alimentée par la conviction que toute entreprise positionnée sur cette thématique bénéficierait mécaniquement de la vague », juge, par exemple, Pavel Ermoline, responsable du capital-risque et de l’investissement direct chez Moonfare. Début 2025, l’épisode DeepSeek, cette start-up chinoise qui a créé un « modèle d’IA performant à moindre coût », « a brutalement remis en question certaines valorisations », rappelle-t-il. Plus récemment, une note de Citrini Research a déclenché un mouvement de ventes sur les valeurs technologiques. Elle décrivait un scénario dans lequel l’IA déstabilisait rapidement le travail qualifié, pesait sur la consommation et, in fine, sur la croissance économique. « Les marchés se sont déjà adaptés » D’autres, en revanche, s’étonnent du pessimisme ambiant. « Au premier trimestre, les bénéfices des entreprises américaines ont progressé de 28 %, un chiffre bien supérieur aux prévisions, qui tablaient sur une hausse d’environ 5 %. Les cours n’ont pas augmenté au même rythme, ce qui signifie que les valorisations ont baissé », estime ainsi Brian Levitt, stratège en chef des marchés mondiaux et responsable des études chez Invesco. De plus, « les marchés se sont déjà adaptés à une orientation moins accommodante de la Réserve fédérale américaine ». En clair, un possible resserrement de la politique monétaire de la banque centrale américaine est déjà dans les cours. Pour lui, « les pessimistes invétérés finiront par avoir leur heure de gloire et rappelleront sans doute à tout le monde qu’ils avaient raison. Mais lorsque ce moment arrivera, les marchés pourraient bien être à un niveau plus élevé qu’aujourd’hui », conclut-il. Il est vrai que le passé a montré que les bulles se forment à des endroits où personne ne les a anticipées et que leur éclatement est souvent difficile à prévoir. Toutefois, bulle ou pas bulle, l’IA, est en train de transformer radicalement l’économie et constitue une révolution qui touche tous les secteurs. Il en va de même pour les banques en ligne, dont le nombre de clients ne cesse de progresser et qui remettent en cause la suprématie des établissements traditionnels. La bataille à laquelle elles se livrent sera probablement gagnée par celles qui amélioreront leurs services grâce à l’IA. Un mouvement opéré par certaines, mais pas encore par toutes. Le Monde Joël Morio
L’IA, locomotive de la Bourse
ÉDITORIAL. Après quelques sueurs froides au sujet d’un possible éclatement de la bulle IA, force est de constater que le secteur de l’intelligence artificielle résiste, pour l’instant, aux pronostics les plus pessimistes.









