Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Bourse Bourse Bourse Chronique Nicolas Chapuis New York, correspondant L’essor de l’intelligence artificielle fait monter les cours de Bourse et modifie les indices, qui intègrent les nouvelles valeurs technologiques au détriment de la « vieille » économie, mais prennent le risque de ne plus dépendre que d’un seul secteur, observe Nicolas Chapuis, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique. Publié aujourd’hui à 09h15 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Quand elle n’est pas suspendue aux négociations entre les Etats-Unis et l’Iran, Wall Street n’a d’yeux ces derniers jours que pour SpaceX. Mais au-delà de la méga introduction en Bourse de l’entreprise spatiale d’Elon Musk, d’autres mutations tout aussi profondes sont à l’œuvre dans l’économie américaine. Trois des principaux indices de la Bourse américaine, le S&P 500, le Nasdaq 100 et le Russell 1000 vont connaître des transformations qui traduisent la place de plus en plus grande prise par la révolution de l’intelligence artificielle (IA). Ce mouvement de fond dit autant de la vigueur de l’économie américaine, qui fait émerger des géants à tour de bras, que de sa dépendance grandissante à un seul secteur d’activité, et donc de sa vulnérabilité en cas de choc. Le S&P 500 intégrera fin juin deux nouvelles entreprises : Marvell Technology et Flex. La première est un fabricant de semi-conducteurs, spécialisé dans la connectivité, la seconde s’occupe de l’assemblage physique des centres de données. Si Nvidia fabrique les neurones qui permettent à l’IA de réaliser tous ses calculs, Marvell fabrique les synapses qui les relient entre eux, tandis que Flex s’occupe de la boîte crânienne. Marvell pèse aujourd’hui 240 milliards de dollars (207 milliards d’euros) de valorisation, en hausse de 230 % depuis le début de l’année. Le patron du géant Nvidia, Jensen Huang, a adoubé la firme, en la voyant comme une future société à 1 000 milliards de dollars de valorisation. Flex a quant à elle une capitalisation plus « modeste » – 54 milliards de dollars –, et a vu le cours de son action plus que doubler en six mois. Les deux sociétés prennent la place de Pool Corp, un distributeur de matériel de piscine, et de The Campbell’s Company, une société d’agroalimentaire qui figurait dans le S&P 500 depuis la création de l’indice en 1957. Deux firmes de la « vieille économie » remplacées par les nouveaux riches de Wall Street. D’après les calculs du cabinet Bianco Research, cité par The Guardian, les 41 entreprises du S&P 500 liée à l’IA représentent la moitié de la valorisation boursière de l’indice. Il vous reste 50.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Avec l’IA, l’économie américaine fait émerger des géants à tour de bras »
CHRONIQUE. L’essor de l’intelligence artificielle fait monter les cours de Bourse et modifie les indices, qui intègrent les nouvelles valeurs technologiques au détriment de la « vieille » économie, mais prennent le risque de ne plus dépendre que d’un seul secteur, observe Nicolas Chapuis, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique.






