Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Intelligences artificielles génératives Intelligences artificielles génératives Intelligences artificielles génératives Chronique Nicolas Chapuis New York, correspondant Alors que les dirigeants du secteur de l’intelligence artificielle alertent sur les risques existentiels de leur technologie, Anthropic s’apprête à réaliser la plus importante entrée en Bourse de l’histoire. Un dangereux paradoxe que Nicolas Chapuis, correspondant du « Monde » à New York, explore dans sa chronique. Publié aujourd’hui à 13h00, modifié à 13h04 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Combien vaut une entreprise qui pourrait éradiquer l’humanité ? C’est la question que se pose très sérieusement Wall Street ces jours-ci, et ce simple fait montre que le débat croissant sur l’« IApocalypse » – la fin du monde liée au développement d’une intelligence artificielle (IA) incontrôlable – est aussi et surtout une histoire de gros sous. Tout a commencé le 9 septembre, avec la démission fracassante de Jacob Coxon, ingénieur depuis trois mois chez Anthropic après un passage chez OpenAI, les deux entreprises en pointe sur le développement de l’IA. Le Britannique de 27 ans a publié un message sur les réseaux sociaux pour accuser les deux compagnies d’hubris : il a révélé que les producteurs de modèles d’IA jugeaient cette technologie capable de détruire l’humanité dans les dix ans à venir. Loin de le contredire, les responsables d’Anthropic, qui développent Claude, ont renchéri. Un responsable de la sûreté, Evan Hubinger, a estimé que la probabilité d’une telle apocalypse était de « plus de 10 % ». Dario Amodei, le PDG de l’entreprise, a pris la plume, samedi 12 septembre, pour appeler à un ralentissement et à une régulation, notamment face aux risques d’« auto-amélioration récursive » – les IA développées par d’autres IA, sans intervention humaine. Son message a été approuvé par les autres leaders du secteur, Sam Altman, le patron d’OpenAI (ChatGPT), Elon Musk, qui dirige SpaceXAi (Grok), et Demis Hassabis, cofondateur de Google DeepMind (Gemini). Sans surprise, Donald Trump a fustigé les « forces négatives » qui « évoquent des scénarios qui n’arriveront pas ». Risques de sécurité C’est dans ce contexte que Sam Altman a confirmé, le 12 septembre, ce dont tout le monde se doutait : OpenAI n’entrera pas en Bourse en 2026. Il invoque les risques de sécurité pour justifier ce report. Les investisseurs, eux, s’interrogent sur le sort d’une entreprise qui développe le produit le plus innovant du monde sans avoir jamais démontré comment elle entendait le rentabiliser. Il vous reste 51.96% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Le débat croissant sur l’“IApocalypse” est aussi et surtout une histoire de gros sous »
CHRONIQUE. Alors que les dirigeants du secteur de l’intelligence artificielle alertent sur les risques existentiels de leur technologie, Anthropic s’apprête à réaliser la plus importante entrée en Bourse de l’histoire. Un dangereux paradoxe que Nicolas Chapuis, correspondant du « Monde » à New York, explore dans sa chronique.









