Economie EntreprisesEconomie. Nulle part ailleurs, la voiture n'a été aussi liée à l'identité nationale qu'en Allemagne. Transition électrique, concurrence chinoise, changement de génération... Autant de facteurs qui ébranlent un modèle jusqu'ici bien ancré outre-Rhin. Récit d'un naufrage.Par Christophe Bourdoiseau (à Stuttgart), avec les infographies de Manon GuibonPublié le 19/03/2026 à 07:30bookmarkEn 2025, Porsche n'a écoulé qu'environ 40 000 unités en Chine, contre près de 100 000 en 2021.REUTERS/Jana Rodenbusch"Das Auto", c’est l’âme allemande, une culture, un mythe, un objet sacré. Si vous touchez le pare-chocs d’une voiture en Allemagne, même sans causer d’éraflures, la police se déplace pour faire un constat. Et si vous ne laissez pas vos coordonnées sur le pare-brise, vous risquez une dénonciation pour délit de fuite. "A l’étranger, la voiture est plutôt un véhicule utilitaire. C’est le cas aux Etats-Unis, par exemple. Chez nous, c’est un culte. Dans une station de lavage le week-end, vous faites la queue pendant trois heures et personne ne fait laver sa voiture par quelqu’un d’autre", explique Christian Bubeck, un agent immobilier de Stuttgart..