Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Premiers tafs Premiers tafs Premiers tafs La chercheuse, qui a codirigé l’ouvrage « Idées reçues sur l’animation jeunesse », décrypte, dans un entretien au « Monde », les paradoxes structurels du secteur. Article réservé aux abonnés Qui sont les animateurs et animatrices du secteur de la jeunesse ? Quelles sont leurs missions au quotidien ? Dans quels contextes professionnels exercent-ils ? L’ouvrage de sciences sociales Idées reçues sur l’animation jeunesse (Le Cavalier Bleu, 160 pages, 21 euros), dirigé par les chercheurs Yaëlle Amsellem-Mainguy, Hugo Bréant et Emmanuel Porte – tous trois chercheurs à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) –, tente de répondre à ces questions. Entretien avec Yaëlle Amsellem-Mainguy. Pourquoi avoir choisi d’aborder le monde de l’animation par cette entrée des « idées reçues » ? Beaucoup de personnes ont des souvenirs de séjours en centre de loisirs ou en colonie de vacances, des expériences d’accueil périscolaire. Ce secteur fait ainsi partie de l’imaginaire collectif, tout en étant finalement assez méconnu et parfois déconsidéré. Car il est associé aux loisirs, au temps libre et à l’amusement, souvent jugé moins sérieux que d’autres espaces, au premier rang desquels figure l’école. D’où un certain nombre d’idées reçues, qui se diffusent d’autant plus que cet univers professionnel est très fragmenté, fait de multiples statuts et lieux d’exercice, qui rendent difficile pour ses acteurs de se défendre et de raconter ce qui s’y joue vraiment. Les scandales qui ébranlent certains accueils de mineurs, comme en ce moment dans le périscolaire, alimentent logiquement les critiques, mais aussi les stéréotypes. L’Injep documentant depuis longtemps les questions d’animation, cette approche par les idées reçues permet de prendre de la hauteur et de synthétiser les recherches sur ce secteur. Il vous reste 76.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.