Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Tribune Pascal Canfin Député européen (Renew Europe) Tandis que les vagues de chaleur se succèdent en France, le Rassemblement national prétend vouloir verdir son discours. Une imposture totale à en croire ses votes au Parlement européen, souligne l’ancien ministre dans une tribune au « Monde ». Publié le 02 juillet 2026 à 11h27, modifié le 02 juillet 2026 à 12h45 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Alors que la France suffoque de canicule en canicule, le Rassemblement national (RN) se sent obligé de redécouvrir l’enjeu du climat. Pour comprendre à quel point les propos tenus ces derniers jours par les responsables du parti sont d’une hypocrisie absolue, il faut revenir sur leurs votes. En tant que député européen, je suis bien placé pour voir ceux de Jordan Bardella, président du groupe d’extrême droite Patriotes pour l’Europe au Parlement européen. En 2019, il a voté contre le fait que l’Europe déclare l’« urgence climatique ». En 2021, contre la loi européenne sur le climat, qui fixe notamment un objectif de neutralité climatique en 2050 conforme à l’accord de Paris. Et, pour être précis, il ne s’est pas contenté de voter contre la loi, mais il a demandé son rejet pur et simple. C’est-à-dire le rejet du principe même que l’Union européenne se dote d’une législation climatique. Et il ne l’a pas seulement fait en 2021. Mais aussi une deuxième fois en 2025, lorsque nous avons mis à jour la loi « climat ». En démocratie, la vision d’un responsable politique se mesure d’abord à ses votes. Le bilan du RN, et de son président, est tristement limpide. Face à la canicule et à l’évidence des impacts massifs du réchauffement planétaire, le RN tente de mettre en avant quelques propositions pour faire oublier son opposition radicale à toute politique climatique. Tout d’abord, un plan rénovation dont le financement a changé plusieurs fois dans les derniers jours. Jean Philippe Tanguy, député RN de la Somme, le présente soit comme de la dette verte publique supplémentaire émise pour financer des prêts à taux zéro, soit comme une action de la politique monétaire au niveau de la Banque centrale européenne (BCE). Prenons-le au mot et regardons les votes du RN sur le sujet. Nucléaire et climatisation En 2021, l’Europe a émis de la dette verte pour isoler et rénover les logements, investir dans les industries propres, engager la transition agricole, etc. Et qu’a fait le RN ? Il a voté contre. Quant au recours à la politique monétaire de la BCE, cela serait tout à fait imaginable. Il vous reste 68.96% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.