Friedrich Merz dans le jardin de la Chancellerie à Berlin, le 2 juillet 2026. TOBIAS SCHWARZ/AFP

La coalition au pouvoir en Allemagne a trouvé un compromis sur un ensemble de réformes touchant aux retraites, à la fiscalité, à la compétitivité et au pouvoir d’achat pour sortir le pays de l’ornière économique, a annoncé jeudi 2 juillet le chancelier, Friedrich Merz.

« Nous veillons à accroître la flexibilité de nos entreprises. Nous veillons à réduire la bureaucratie. Nous veillons à préserver notre Etat providence et nous veillons à alléger la charge qui pèse sur les salariés et les entreprises en baissant les impôts », a déclaré devant la presse M. Merz, après des mois de dissensions entre les partenaires de la coalition.

Conservateurs (CDU-CSU) et sociaux démocrates (SPD) se sont entendus sur l’adoption d’ici à la fin de l’année d’une réforme des retraites, prônée par une commission indépendante. Elle conduira à une hausse progressive de l’âge légal de départ au-delà de 67 ans, l’élargissement de l’assiette des cotisants et l’introduction d’une dose de capitalisation.

La coalition a aussi décidé d’un allégement fiscal de 10 milliards d’euros sur l’impôt sur le revenu pour les revenus faibles et moyens, accompagné d’une hausse de la fiscalité pour les plus fortunés. « Les plus hauts revenus contribueront davantage. C’est une question d’équité si nous voulons faire avancer le pays », a déclaré le ministre social-démocrate des finances, Lars Klingbeil, devant la presse.