Le président tunisien Kais Saied, devant l’Assemblée nationale à Tunis, le 21 octobre 2024. FETHI BELAID/AFP

Le journaliste et chroniqueur franco-tunisien Mourad Zeghidi, emprisonné en Tunisie depuis mai 2024, d’abord pour des propos critiques du président tunisien, puis pour des malversations financières présumées, a adressé une lettre ouverte au chef d’Etat, Kaïs Saïed, dans laquelle il demande sa libération en invoquant le règlement de l’ensemble de ses dus.

« Monsieur le président de la République, j’ai suivi avec une grande attention vos récentes déclarations du 10 juin 2026 », a-t-il écrit dans ce courrier, publié mardi soir par la page « Free Mourad Zeghidi » et sa famille sur Facebook.

Il y affirme qu’un passage a « particulièrement retenu [son] attention » : l’affirmation, selon lui « claire et sans ambiguïté » par le président, que « quiconque a conclu une transaction doit quitter les ténèbres de la prison ». Kaïs Saïed a, en effet, mis en place une commission de réconciliation pénale visant à récupérer les fonds publics contre un allègement des poursuites.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les proches du journaliste franco-tunisien Mourad Zeghidi, emprisonné en Tunisie, dénoncent un « acharnement judiciaire insupportable »