Reporters sans Frontières et les proches du journaliste français, condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison, ont réitéré leur appel à sa “libération immédiate”. Christophe Gleizes a été arrêté en mai 2024 dans le cadre d’un reportage sur le club de foot de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). Photo SO PRESS-RSF/Courtesy of the Gleizes Family/AFP Par Télérama, avec AFP Publié le 29 juin 2026 à 10h24 Le journaliste français Christophe Gleizes est désormais détenu en Algérie depuis un an, ont déclaré lundi l’organisation Reporters sans Frontières (RSF) et ses proches, réitérant leur appel à sa « libération immédiate » et à une grâce du président algérien Abdelmadjid Tebboune. « Un an que Christophe Gleizes est injustement détenu », a déclaré lundi dans un communiqué Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, qui chapeaute le comité de soutien du journaliste sportif, collaborateur des médias So Foot et Society. Le Mondial de foot « se joue avec une chaise vide à son nom dans la tribune de presse, son accréditation officielle rappelle que sa place est dans les stades, parmi les journalistes qui couvrent l’événement, et non dans une cellule », a-t-il ajouté. À la veille de l’ouverture de la Coupe du monde 2026, Gianni Infantino, le président de la FIFA, qui avait accrédité le journaliste pour la compétition, avait dit espérer qu’il obtienne une grâce présidentielle et puisse assister au tournoi (11 juin-19 juillet). À lire aussi : La FIFA accrédite Christophe Gleizes à la Coupe du monde pour médiatiser son emprisonnement en Algérie Son frère a été lui rendre visite dimanche à la prison de Kolea, ont expliqué ses parents, Sylvie et Francis Godard lundi sur RTL. « Les conditions pénitentiaires sont très bonnes », a dit sa mère. « Au point de vue santé, il va bien mais l’enfermement commence vraiment à lui peser : il est coupé du monde, de l’actualité », a-t-elle ajouté. L’espoir d’une grâce présidentielle Christophe Gleizes, 37 ans, a été condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » avec mandat de dépôt. Il avait été arrêté en mai 2024 dans le cadre d’un reportage sur le club de foot de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK) et placé sous contrôle judiciaire. Il a retiré en mars un pourvoi en cassation, dans l’espoir d’ouvrir la voie à une grâce présidentielle. La justice algérienne a également rejeté en mai un recours déposé par le parquet, clôturant la procédure judiciaire. « Nous saluons les récentes évolutions judiciaires en Algérie », ont écrit ses parents dans le communiqué, appelant à ce que « ces avancées » « débouchent rapidement sur une grâce présidentielle ». « Nous continuons d’attendre, avec espoir et dignité, le retour de Christophe parmi nous », ajoutent-ils, évoquant la grand-mère du journaliste, âgée de 102 ans, qui « a, dans une vidéo réitéré, en ce triste anniversaire, son appel à revoir son petit-fils ». À lire aussi : “Notre confrère journaliste Christophe Gleizes doit être libéré” Société Médias Journalisme Liberté de la presse Algérie Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner