Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Acculé par des semaines de contradictions, le parti d’extrême droite a présenté mardi 30 juin un dispositif de prêt à taux zéro à destination des collectivités, établissements publics et particuliers, bien loin des « investissements » de l’Etat « stratège » annoncés. Article réservé aux abonnés Longtemps le Rassemblement national (RN) s’est complu dans l’amateurisme. A chaque sujet son « livret thématique » laissé dans les cartons, son « grand plan » jamais budgétisé et les reniements à foison de cadres naviguant à vue. Contraints par la succession de canicules et l’enlisement de ses porte-paroles, et alors que le parti prétend préparer son accession au pouvoir, les lepénistes ont convoqué en urgence une conférence de presse, mardi 30 juin à l’Assemblée nationale, pour préciser les contours de son « grand plan climatisation ». Munis d’un fascicule comportant des « coquilles » et se contredisant eux-mêmes sur quelques paramètres financiers du mécanisme, les deux députés en charge du dossier, Jean-Philippe Tanguy (Somme) et Thomas Ménagé (Loiret), ont levé le voile sur un dispositif bien moins ambitieux qu’annoncé, limitant l’effort de l’Etat à une simple ouverture de prêts à taux zéro. Dans la droite ligne d’un parti réduisant largement le changement climatique et ses conséquences à une externalité économique. Un an s’est écoulé depuis que Marine Le Pen a pour la première fois, le 30 juin 2025 sur les réseaux sociaux, évoqué un « grand plan d’équipement pour la climatisation » qui « s’inscrira[it] dans les mesures qu’[elle] présenter[ait] prochainement ». Rien n’avait été clarifié depuis douze mois, faute d’arbitrage par les deux têtes du RN (Marine Le Pen et Jordan Bardella), mais les fréquentes sorties du parti sur le sujet sous-entendaient la protection des « plus vulnérables » par un Etat « stratège ». Il vous reste 66.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.