Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Épargne retraite Épargne retraite Épargne retraite Le plan d’épargne-retraite reste utile, mais il peut être intéressant d’alimenter son assurance-vie en sélectionnant une part importante de placements sans risques. Article réservé aux abonnés Dernière ligne droite pour préparer la retraite. Si l’assurance-vie et le plan d’épargne en actions restent pertinents, le plan d’épargne-retraite (PER) répond, par ailleurs, à un enjeu nouveau des sexagénaires encore dans la vie active : leur taux marginal d’imposition est au plus haut, puisqu’ils ne bénéficient plus de la part fiscale de leurs enfants, désormais sortis du foyer fiscal. « Plus le taux marginal d’imposition est élevé, plus l’avantage fiscal est important. Et cet avantage est immédiatement réinvesti dans votre PER : ce capital génère des intérêts sur les intérêts, année après année, jusqu’à la retraite », explique Bruno Lourenço, directeur commercial épargne individuelle d’Eres, un groupe de conseil et de gestion spécialisé en épargne salariale. Il faut cependant tenir compte de la variable temps : les sommes placées sur un PER bénéficient, par défaut, d’un service de gestion pilotée réduisant automatiquement la part investie en actions à l’approche de la retraite. Trois décennies de performance Cette désensibilisation progressive permet de sécuriser les avoirs, mais elle présente un inconvénient : « A 60 ans, l’espérance de vie est encore de vingt-cinq ans. Se retrouver avec un PER 100 % sécurisé à cet âge, c’est passer à côté de presque trois décennies de performance potentielle. L’épargnant ne récupère pas son capital, en une seule fois, le jour de la retraite : il le consomme progressivement, et il a tout intérêt à continuer de le faire fructifier », ajoute Bruno Lourenço. La solution ? Passer à une gestion libre, pour continuer à investir en actions. Les sexagénaires ayant une somme importante à placer peuvent aussi profiter des bonus généreux proposés par les compagnies d’assurances sur fonds en euros : il est possible de viser un rendement supérieur à 4 %, à condition d’investir de 30 % à 40 % en unités de compte. Une offre idéale pour sécuriser son patrimoine tout en bénéficiant de rendements élevés sur le fonds en euros. C’est aussi le moment d’anticiper certains enjeux de succession, en allant voir son notaire.