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EntretienAu nom du droit à l’humour, l’ironie propagée par l’extrême droite sur les réseaux sociaux et dans le discours politique repousse progressivement les limites de ce qui est acceptable en politique, analyse le chercheur Denis Saint-Amand dans un entretien au « Monde ».
Chercheur en histoire littéraire et en sociologie de la littérature, Denis Saint-Amand s’intéresse notamment aux cultures du détournement et de la satire et anime l’Observatoire des littératures sauvages à l’université de Namur (Belgique). Il publie Contrer le rire fasciste. Trolling et résistance (Rue de l’Echiquier, 128 pages, 14 euros), où il analyse l’instrumentalisation croissante du rire dans les milieux d’extrême droite et propose des réponses démocratiques à y apporter.
On entend souvent dire que notre époque est dominée par le « politiquement correct » et qu’il n’est plus possible de rire de tout, mais cette affirmation ne résiste pas aux faits. L’humour est aujourd’hui omniprésent dans les médias et chez les responsables politiques. A gauche comme à droite, les élus manient facilement l’ironie, la caricature ou la satire.







