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DécryptageTirs ciblés sur le torse, le dos ou la tête, blocage des soins, rétention des corps : l’ONG israélienne B’Tselem documente la mort de 54 mineurs tués par l’armée israélienne en Cisjordanie occupée depuis janvier 2025 et l’impunité dont bénéficient les soldats.
Viser avec son arme de guerre et appuyer sur la gâchette. Toucher un enfant ou un adolescent au niveau du torse, du dos ou dans la tête, et non dans les jambes. Puis constater qu’il s’est effondré et qu’il perd son sang sur le bitume ou sur la terre. Ne pas prodiguer de soins. Interdire aux témoins ou aux proches d’apporter leur aide. Ralentir ou bloquer les ambulances et les secouristes. Dans un rapport sur les mineurs tués par l’armée israélienne en Cisjordanie occupée, l’ONG B’Tselem a identifié 12 exemples d’enfants et adolescents grièvement blessés par balles par des soldats en 2025, puis laissés sans soins, parfois plusieurs dizaines de minutes, sans que des secouristes soient autorisés à intervenir – tous sont finalement morts. Une pratique corroborée par l’ONU et de nombreuses sources palestiniennes : depuis le 7 octobre 2023, en Cisjordanie, l’armée israélienne a empêché ou ralenti les secours à 240 reprises, après avoir touché par balles des mineurs et des adultes, tous morts de leurs blessures, selon le décompte du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (OHCHR).













