La canicule met le système de santé sous forte tension. En Île-de-France, les appels au Samu ont augmenté de 80 %. Jeudi 25 juin, le Samu d’Ille-et-Vilaine a enregistré un "record absolu" d’appels sur une seule journée, dépassant même le pic observé pendant la crise du Covid-19.
Face à l’afflux de patients, l’Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France a déclenché un "plan blanc" dans les établissements de santé de la région, un dispositif qui permet notamment de maintenir ou de rappeler du personnel si la situation l’exige.
Autre solution : les cliniques privées viennent en renfort des hôpitaux publics. "Elles nous ont déjà aidés depuis 48 heures en libérant des lits, en prenant des patients", explique François Braun, médecin urgentiste et ancien ministre de la Santé. "Ce sont des cliniques qui n'ont pas forcément de service d'urgence. Donc, tout arrive à l'hôpital public, mais ils nous permettent de tenir jusqu'à présent", précise-t-il.
"Nous avons besoin d’une réforme structurelle"Un arrêté de mobilisation de la réserve sanitaire a également été publié au Journal officiel. "Des professionnels de santé, un peu comme des réservistes militaires, vont pouvoir venir aider dans les hôpitaux", indique l’ancien ministre. Avant de rappeler que "la problématique des hôpitaux, ce n’est pas de ne pas avoir assez de lits, c’est de ne pas avoir assez de personnel", notamment médical, pour prendre en charge des patients dans des états de plus en plus complexes. "Si on a des lits, mais qu'on ne peut pas mettre un médecin pour s'occuper des patients, c'est quand même gênant", ajoute-t-il.











