Alors que la canicule historique qui frappe encore les deux tiers de la France continue de sévir, et ce jusqu'au dimanche 28 juin, plusieurs responsables politiques alertent sur le risque de saturation des hôpitaux. Jeudi soir, le préfet de police de Paris a déploré une "situation inquiétante" dans la capitale et dans la petite couronne. "Nous arrivons à une saturation des établissements hospitaliers", a déclaré Patrice Faure, soulignant que "le nombre d’hospitalisations ne cesse d’augmenter".
Vendredi 26 juin, Jean-François Cibien, médecin urgentiste à Agen (Lot-et-Garonne) et vice-président de Samu-Urgences de France, a dénoncé sur RTL une situation certes compliquée dans les urgences, mais plus particulièrement "tendue au niveau des services du SAMU, la régulation médicale, le 15, où libéraux et hospitaliers répondent aux besoins de soins de la population". "Ne nous appelez pas pour vos problèmes de climatisation, les services de santé (15) ou les services de secours (18)", martèle-t-il. "On demande à nos concitoyens de bien user des numéros qui sont dédiés et gratuits", ajoute-t-il.
Un "record absolu" d'appelsJeudi 25 juin, le Samu d’Ille-et-Vilaine a enregistré un "record absolu" d’appels sur une seule journée, dépassant même le pic observé pendant la crise du Covid-19, a annoncé vendredi le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes. "Il y a eu 2.908 appels au Samu 35 (35 pour Ille-et-Vilaine, NDLR), c’est le record absolu, c’est plus d’appels qu’au pic de la crise du Covid", a déclaré Matthieu Revest, infectiologue et directeur médical de crise au CHU de Rennes.












