SociétéEmeutes en Nouvelle-CalédonieOutre-mer. Alain Christnacht, corédacteur de l’accord de Nouméa, revient sur la signature le 12 juillet d’un projet d’accord sur le futur de la Nouvelle-Calédonie, entre délégations indépendantistes et non-indépendantistes.Publié le 21/07/2025 à 16:00bookmarkPour Alain Christnacht, le projet conclu par Emmanuel Macron et le ministre des Outre-mer Manuel Valls "a été conçu dans une forme ambiguë pour satisfaire toutes les parties". AFPIndépendantistes et non-indépendantistes ont fait le "pari de la confiance". Ce 12 juillet, les délégations calédoniennes réunies à Bougival, en région parisienne, ont signé un projet d’accord sur le futur de la Nouvelle-Calédonie. Ce texte, qu’ils doivent désormais expliquer et défendre devant leur population, crée un "Etat de la Nouvelle-Calédonie" et une nationalité calédonienne aux côtés de la française, tout en maintenant le territoire dans la France. Un compromis "historique" selon les signataires, qui doit permettre à l’archipel de se reconstruire après les émeutes de mai 2024. L’espoir fragile d’un retour au calme, et de l’apaisement d’une société meurtrie. Alain Christnacht, ancien haut-fonctionnaire, corédacteur de l’accord de Nouméa en 1998, revient pour L’Express sur sa signification - et ses chances d’aboutir..