Emmanuel Macron et Manuel Valls, lors d’une visite à Mayotte, le 21 avril 2025. LUDOVIC MARIN/AFP
Emmanuel Macron et Manuel Valls parviendront-ils à s’accorder sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie ? Le chef de l’Etat souhaite relancer un dialogue bloqué, sur le Caillou, entre indépendantistes et loyalistes, en réunissant, à Paris, avant l’été, l’ensemble des parties prenantes. Après l’échec des récentes négociations conduites par le ministre des outre-mer, celui-ci refuse de voir dans cette initiative une « reprise en main » du dossier néo-calédonien par le chef de l’Etat, qui l’a reçu en tête-à-tête, lundi 2 juin, à l’Elysée. « Chacun respecte le champ d’action de l’autre dans ses déclarations publiques », assure Manuel Valls au Monde.
Le dossier néo-calédonien est pourtant au cœur du rapport de force entre les deux hommes, qui se disputaient, avant 2017, l’héritage de l’ancien premier ministre (1988-1991) Michel Rocard, père des accords de Matignon de 1988 sur la Nouvelle-Calédonie. En novembre 2024, Manuel Valls, pas encore ministre, étrille la politique d’Emmanuel Macron dans l’archipel, qui s’est soldée par une flambée de violence insurrectionnelle en mai 2024. L’ancien rocardien accuse l’hôte de l’Elysée, dans Le Parisien, d’avoir « mis à terre trente-six années de dialogue et de progrès ». Et torpille « l’entêtement imbécile, irresponsable et criminel » d’un président de la République « mal entouré » et « mal conseillé ».






