Violences sexistes et sexuelles

Daphné, 35 ans, s’était pourvue en cassation après que la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait refusé de requalifier en « viol », au lieu d’« agression sexuelle », les milliers de cunnilingus imposés par son responsable légal entre ses 8 et 14 ans. La plus haute juridiction pénale lui a donné raison.

C’est une victoire judiciaire, mais une victoire d’étape seulement. Saisie par une femme victime de milliers d’actes buccogénitaux imposés dans son enfance, la Cour de cassation a annulé un arrêt dénoncé comme « archaïque » par la plaignante et les associations féministes. Celui-ci considérait que ces cunnilingus n’étaient pas des viols (crime passible de vingt ans de réclusion criminelle), mais de « simples » agressions sexuelles (délit passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende).

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