Accusé d’avoir infligé à sa compagne sept ans de sévices, dont des viols accompagnés d’actes de torture, un homme de 51 ans comparaît à partir de lundi 18 mai devant la cour d’assises de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), où il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
La plaignante, âgée aujourd’hui de 42 ans et mère de quatre enfants, a « la volonté, alors qu’on a essayé de la réduire au silence pendant tant d’années, de ne pas rester silencieuse », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) son avocat, Philippe-Henry Honegger. « Son idée, c’est que la peur et la honte doivent changer de camp », a-t-il ajouté avant le procès, qui s’ouvrira à 14 heures.
Face à elle, durant une semaine dans le box des accusés, son ex-compagnon, jugé pour lui avoir fait subir des actes de torture et de barbarie, notamment lors de viols à répétition entre 2015 et 2022, et pour l’avoir contrainte à se prostituer.
« J’étais dans la peur »
L’accusé, alors directeur d’une agence bancaire à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), affirme que « les faits relèvent de leur intimité et que les actes étaient consentis », a expliqué Charlotte Barriol, qui assure sa défense.










