C’est une première, dont les conséquences pourraient dépasser le procès à venir et déstabiliser l’industrie de la pornographie. La Cour de cassation vient de reconnaître, à propos des viols commis dans le cadre de tournages pornographiques organisés par Pascal Ollitrault et son label French Bukkake, qu’ils ont pu être commis avec les circonstances aggravantes de « sexisme » et de « racisme ».

« C’est une décision historique, s’est réjoui Lorraine Questiaux, qui défend plusieurs plaignantes et associations constituées parties civiles. Evidemment qu’il y a du sexisme et du racisme dans ces viols, évidemment qu’il n’y avait pas de raison de l’écarter au motif que ce serait prétendument de l’art. »

Dans cette affaire, 16 hommes, accusés entre autres de « viols », « viols en réunion » et « traite d’êtres humains », doivent être jugés par la cour criminelle de Paris. Mais plusieurs dizaines de parties civiles au dossier, victimes et associations, avaient formé appel de l’ordonnance de mise en accusation, notamment pour obtenir la reconnaissance des qualifications aggravantes de « racisme » et de « sexisme ».

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