Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Transports Transports Transports Le géant français du transport maritime propose de construire un nouveau terminal et des installations logistiques sur le hub portuaire kényan, saturé mais qui constitue un accès convoité vers une région enclavée en forte croissance. Un reflet de ses ambitions sur le continent. Article réservé aux abonnés Ce fut l’annonce surprise du sommet Africa Forward, coorganisé mi-mai à Nairobi par la France et le Kenya. Si inattendue, s’est-il murmuré dans la capitale kényane, que même les équipes locales de CMA CGM n’en avaient pas eu vent. Elle a été rendue publique lors d’une conférence de presse par Emmanuel Macron, le 10 mai, à la veille de l’ouverture du sommet : la signature d’un partenariat avec le gouvernement kényan pour un investissement d’environ 700 millions d’euros à Mombasa, premier port du pays et l’un des principaux hubs logistiques de la façade est de l’Afrique. Une illustration parfaite du thème central de ce sommet, cher au président français : la confiance des entreprises françaises dans le potentiel du continent. Peu de détails, cependant, ont alors filtré sur ce projet au montant significatif (revu depuis à 700 millions de dollars, soit 615 millions d’euros environ), concernant un site aujourd’hui public et hautement stratégique. Le port de Mombasa, sur l’océan Indien, dessert non seulement le Kenya, locomotive économique de l’Afrique de l’Est forte de 55 millions d’habitants, mais aussi les pays enclavés de l’hinterland tels l’Ouganda, le Rwanda et jusqu’à l’est de la République démocratique du Congo – soit pas loin, sur le papier, de 200 millions de consommateurs. Le lendemain, 11 mai, CMA CGM saluait un « partenariat stratégique pour collaborer dans le développement d’infrastructures majeures de transport et de logistique », sans beaucoup plus de précisions. Il vous reste 69.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.