Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Lorsque les températures augmentent, plusieurs études constatent une hausse des passages aux urgences psychiatriques et des tentatives de suicide. Article réservé aux abonnés Accoudé au comptoir devant un verre d’eau, Mathieu (il n’a pas souhaité donner son nom, comme toutes les personnes citées par leur seul prénom), 44 ans, a le front luisant de transpiration, malgré le ventilateur à ses pieds. Vendredi 26 juin, au cinquième jour de l’alerte rouge à la canicule, ils ne sont pas nombreux dans l’étroit local de la rue de la Folie-Méricourt, à Paris, baptisé A la Folie, où l’association Advocacy propose du soutien aux personnes avec des problèmes de santé mentale. « C’est hyperdur de venir ici, mais je viens quand même. Chez moi, quand il fait chaud, les heures passent trop lentement. » Hospitalisé à plusieurs reprises depuis 2009 pour des troubles psychiques, Mathieu prend de la rispéridone, un antipsychotique qui, entre autres effets secondaires, diminue la capacité à réguler la température du corps. « Quand je ne prenais pas de traitement, je n’étais pas aussi sensible à la chaleur, explique-t-il. Avec la canicule, je suffoque, j’ai l’impression de ne plus avoir d’oxygène. Je suis aussi hypersensible à la lumière. » Il vous reste 79.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.