Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma A l’occasion de la sortie de son premier long-métrage, la cinéaste évoque, dans un entretien au « Monde », les choix qui l’ont guidée dans la mise en scène de ses souvenirs d’enfance. Article réservé aux abonnés A 35 ans, après une série de courts-métrages plébiscités dans les festivals, la cinéaste canado-hongroise Sophy Romvary réussit haut la main le passage au long avec Blue Heron. Un film profond et émouvant entre fiction et documentaire inspiré de son histoire familiale, et notamment d’un demi-frère qui a développé à l’adolescence des comportements provocateurs révélant un profond mal-être. De passage à Paris dans la chaleur de juin, la réalisatrice évoque son attachement au cinéma et son obsession pour les images. Votre œuvre est traversée par de nombreuses images (photos, vidéos, films…). Quand avez-vous compris leur importance pour vous ? J’ai grandi avec un père qui nous photographiait et nous filmait beaucoup. J’ai donc su toute ma vie que j’avais ces riches archives de mon enfance. Ces images sont devenues très importantes pour moi parce qu’elles sont désormais la preuve de quelque chose qui s’est passé et que j’ai pu parfois oublier. Le cinéma crée ensuite une mémoire collective. Il me permet de faire vivre à d’autres des situations que j’ai vécues. Même si Blue Heron est une œuvre ancrée dans des choses très personnelles, de nombreuses personnes m’ont dit que ce film parlait de leur vie. C’est ce qui est beau dans le cinéma. Il vous reste 66.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Sophy Romvari, réalisatrice de « Blue Heron » : « Il y a tellement d’histoires qui n’ont pas besoin de devenir des films »
A l’occasion de la sortie de son premier long-métrage, la cinéaste évoque, dans un entretien au « Monde », les choix qui l’ont guidée dans la mise en scène de ses souvenirs d’enfance.








